Nouveau projet

Morrosblancos3Situation socio-économique des personnes privées de liberté

Maison d’arrêt de MORROS BLANCOS  à Tarija,

Voici une description de la vie à la prison par Miguel Sotelo.

 

 

Voir aussi la vidéo sur le système pénitentiaire bolivien : "Reclusion no es exclusion".

Nous appuyons la construction dans cette prison d’un espace pour se réunir, se former, prier et travailler. Nous avons versé 20 000 euros à ce jour, le budget du projet, porté avec le diocèse de Tarija, par l’équipe de la pastorale pénitenciaire, dépasse 110 000 euros. Miguel compte sur nous pour doubler notre apport et parvenir à cette somme, avec l’apport de partenaires en Espagne et en Italie.

Vie familiale

Pour les 450 hommes et les 25 femmes privés de liberté, la situation socio-économique est variable, vu la grande ambiguité des délits ainsi que leur origine.

Pour les femmes, nous pouvons dire, que dans leur majorité, il s’agit de délits de trafic de substances contrôlées, et, pour un petit nombre, délit contre la propriété. De ces femmes, une dizaine vivent avec un ou deux enfants mineurs, jusqu’à 6 ans. Dans bien des cas, il n’y a pas de famille à l’extérieur ou celle-ci ne veut pas se charger de ces enfants, par manque de ressources. Il y a une pauvreté qui empêche les grands parents ou les oncles de prendre en charge ces enfants. Pour le moins, en prison, ils sont sous la garde de leur maman. Au debut, des membres de la  famille accompagnent, dans leur malheur, ceux qui ont été privés de leur liberté; avec le temps ils s’éloignent, et cela se comprend face à leurs propres responsabilités.

Pour les enfants qui vivent avec leurs mères et ne vont pas encore à l’école, il y a une espèce de garderie qui prend en charge les enfants durant le jour, avec un soutien psycho-social des petits.

Pour les hommes, c’est un  tout petit nombre qui ont leurs enfants avec eux, dans le cas où les deux parents sont privés de liberté. Ceux qui sont en couple reçoivent fréquemment, au début, des visites; mais avec le temps, elles s’éloignent généralement, quand il y a une sentence et plus encore, si celle-ci est lourde. Sur le plan économique, l’aide extérieure est petite pour la majorité des hommes et des femmes en prison. Ils doivent trouver eux-mêmes leurs propres ressources grâce à leurs travaux, soit en menuiserie, artisanat, comme tailleur, serrurier, vente de repas ou tout autre travail qui puisse générer un gain bienvenu pour leurs  familles.

Travail en prison

Une grande partie de ceux qui sont en prison ont une activité déjà pour s’occuper et générer des ressources économiques. Il s’agit de leur initiative avec leurs engagements de toute sorte. Il y a toujours quelqu’un à soutenir à l’extérieur, enfants, épouses, mères, frères, etc. C’est vrai surtout des gens qui assument leur situation avec conscience. Ils cherchent à être un soulagement plutôt qu’une charge. Parmi les incarcérés qui réussissent à maintenir unie leur famille- épouse/enfants- on note des désirs de dépassement, des initiatives de production et de formation où le facteur d’accompagnement a beaucoup à voir avec le suivi de ces personnes.

Dans la prison, il y a une grande diversité religieuse “chrétienne-évangélique”, mais celle qui ressort c’est la présense catholique, avec celle du responsable: sa seule présense manifeste que les gens ne sont pas seuls, abandonnés dans leur malheur. “Il y a toujours quelqu’un pour nous écouter et nous appuyer moralement ou spirituellement”; c’est pour cela que cette présense est indispensable, c’est une présense qui guérit, réconcilie, dans une ambiance de paix et de méditation.

Actuellement, dans la prison, nous comptons avec un atelier de menuiserie, trois de couture, deux de pastorale pénitenciaire, une petite bibliothèque à la charge de la Pastorale où les personnes incarcérées peuvent venir, s’informer grâce aux journaux et s’ouvrir avec la lecture. Ces espaces de travail, formation, méditation et lecture sont  très importants pour s’évader du quotidien et s’ouvrir à quelque chose d’autre grâce aux journaux et aux livres.

Organisation de la prison

Voilà ce que l’on peut raconter brièvement sur la prison de Morros Blancos; elle est située à 5 minutes du centre ville, sur un terrain de 2 hectares, entourés d’un mur. Elle est organisée en une sorte de quartiers- qui oscillent entre 25 et 90 incarcérés, il n’y a pas de barrières ni de porte, chacun porte un nom, ces 8 quartiers ont leurs représentants respectifs.

Une grande majorité des gens de la prison vivent dans de petites maisonnées- pièces-, construites par eux-mêmes, il y un pavillon commun avec une centaine de  personnes.

Dans la prison, malheureusement circule la drogue, la marijuana, la cocaïne, l’héroîne, l’alcool…qui peu à peu détruisent beaucoup de personnes et rendent impossible la réhabilitation.

La Pastorale pénitenciaire est formée d’une quinzaine de personnes avec avocats, psychologues et volontaires. Tous nous essayons d’aider à la guérison de ces frères et soeurs, avec des thérapies, l’écoute, le partage de l’Evangile dans une perspective de guérison. Nous sommes convaincus qu’une Evangélisation authentique ne peut se faire qu’à partir de la perspective de Jésus de Nazareth qui est venu chercher non pas les biens portants sinon les malades. “C’est la Miséricorde que je veux et non les sacrifices”.

Miguel Sotelo- Février 2017

 

 

Rénovation de la prison de Morros blancos à Tarija

Sollicitée par le P. Miguel Sotelo, ami de Maurice Cusin et de Pierre Marmilloud, l’Association « Solidarité-Bolivie » a décidé de participer à la réalisation de ce projet.

Construction  de « salles multiservices », dans l’enceinte de la prison Morros Blancos, dans la ville de Tarija, en Bolivie.

Une construction pour les Services Communs suivants : Infirmerie (cabinet médical, cabinet dentaire), bibliothèque, salle de conférence, lieu de prière inter-religieux, ateliers. 

La prison, c’est plus de 500 personnes, en majorité des jeunes,  des hommes et environ 40 femmes, sur un espace de 2 hectares, dans des conditions de vie très précaires, avec le manque de services basiques, comme ceux qui  sont nommés plus haut- Cette prison avait été construite pour 250 personnes.

Morrosblancos1                     Morrosblancos2

 

Une équipe de la pastorale pénitentiaire de l’Eglise  porte ce projet, avec l’appui de l’évêque de ce diocèse :

Elle visite chaque semaine les prisonniers, compte avec le service d’avocats et de psychologues et travaille en lien étroit avec les autorités de la prison. Le P. Miguel Sotelo, espagnol,  est le responsable de cette équipe et passe le plus clair de son temps au milieu de ces prisonniers où se concentrent les erreurs de la délinquance, les injustices d’une société mais surtout les espoirs d’une nouvelle chance.

La construction envisagée par l’équipe pastorale jouerait le rôle, au centre d’un terrain de 2 hectares( 20 000 m2), de Services communs, lieux de rencontres/animations programmées.

La surface construite sur 2 niveaux sera de 565 m2 :

Rez-de-chaussée : salle avec multiples usages, conférences/ ateliers/ lieu de prière- Toilettes-  Bureau.

1er étage : Infirmerie ; 3 cabinets médicaux ; WC hommes- WC femmes ; Bibliothèque-

Le coût du projet est évalué à 150 000 euros

Le P. Miguel sollicite toutes ses relations pour participer à cet investissement porté par une équipe qui croit en ces personnes : aujourd’hui elles passent par la case « prison » mais sont d’abord  appelées à se remettre debout.

Pour participer à ce projet, vous pouvez faire un chèque à l’ordre de «Solidarité-Bolivie»  et l’envoyer à cette adresse(1)  N’oubliez pas de joindre votre adresse (postale/mail) pour avoir un reçu fiscal et des informations sur l’avancée du projet.(2)

(1) Solidarité Bolivie c/o Christiane DACRUZ   53, route des Emognes- 74 600 SEYNOD

(2) Consulter le site « association Solidarité-Bolivie »