COCHABAMBA

Déjà 6 jours que j’ai  laissé l´été pour l’hiver, le nord pour le sud, la France pour la Bolivie, la Haute-Savoie pour  Cochabamba, les amis de là-bas pour ceux d’ici ! Notre point de chute : CADECA (casa del catequista, la maison du catéchiste) où nous attend Eva, Pedro, leurs filles Wara et Nayra, des connaissances d’il y a 25 ans, quand Eva faisait partie du groupe de jeunes de la paroisse San Pedro à Potosi. En un clin d'œil la fatigue du voyage laisse toute la place à la joie des retrouvailles.

CADECA est une maison de formation fondée il y a 27 ans par un prêtre allemand, Manfredo, à l'attention des communautés rurales quechua et aymara. Elle peut héberger 100 personnes, et dispose d'une équipe de 11 personnes. Pedro en est le responsable, les semaines de formation se suivent tout au long de l’année: catéchistes des communautés rurales, jeunes, catéchistes des paroisses de la ville, ateliers de formation sociale, formation des diacres permanents, formation alternative jusqu’au bac pour des jeunes adultes du milieu rural.

Avec la famille nous participons à la messe du dimanche dans la chapelle d’un quartier où vit une communauté de Frères de Charles  de Foucauld. C’est l’un d’eux, Patricio qui célèbre, une prière familiale pour une petite assemblée. Il fabrique des yaourts avec le lait acheté à des paysans du quartier et va 3 fois par semaine les vendre à la ville à 11 km. Une présence évangélique au cœur d’un monde rural gagné par l’urbanisation galopante : Cochabamba est en passe de devenir une ville d’un million d’habitants! Á 2700 m d’altitude, au cœur de la Bolivie et de l’Amérique latine, elle ne manque pas d’atouts: sous les tropiques, à cette altitude, c’est le printemps quasi permanent, ni trop chaud, ni trop froid. Le maillon faible, c’est l’eau, souvent en manque. Sa gestion, livrée à des intérêts privés, avait déclenché en 2000 la fameuse guerre de l’eau. Sa place centrale en fait un lieu stratégique entre l’Altiplano à 4000 m et les plaines orientales à 500 m, avec une activité diversifiée : agriculture, tourisme, industrie, commerce, elle donne l’image d’une vie trépidante où se côtoient le luxe et la pauvreté.

FONDATION VIVIR

Après un repas en famille élargie, je rejoins Guadalupe et Eduardo, les responsables du projet “Fondation-Vivre”, soutenu par l’association Solidarité-Bolivie. Avec une équipe de 6 personnes, ils déploient une activité de prévention contre la violence subie par les enfants et les adolescents, une violence qui tend à se répandre dans une société en pleine effervescence (migrations /changements culturels...). Partant du constat que les situations de violence mettent à l´épreuve les relations dans les familles et la société, et face à l'urgence de développer une action éducative avec tous les  acteurs concernés, depuis maintenant 5 ans, ils interviennent dans différentes écoles, collèges, auprès des jeunes, des parents et des enseignants. Leur action a évolué : au départ diagnostic et dénonciation des actes de violence, elle est devenue un appui éducatif aux familles.  J'assiste ainsi à une causerie entre deux membres de l’équipe et un groupe de 30 collégiens. Leur message :  inviter les jeunes à être responsables de leurs attitudes et de leurs choix, en particulier de métier, choix à préparer dès maintenant. 

Je commence la journée du mardi en pensant aux familles boliviennes de la paroisse St Benoît d'Annemasse : je retrouve la maman et la sœur de Leidy qui a dû fuir la violence politique de son pays. Voici bientôt 5 ans qu’elles ne l'ont pas revue. Heureusement Leidy, dans son parcours de combattant, celui de tous les sans papiers, a rencontré des vrais amis, une terre d’accueil. Elle espère célébrer son mariage en 2014 et sa maman rêve de  la revoir à cette occasion et ainsi connaître deux de ses petits enfants, Isaac et Salomon . Je repense aussi à Miryam. En partant, sa famille m’avait également confié une valise, pour préparer son retour l’an prochain à Sucre. Ce retour est miraculeux ! Migrante travaillant en Suisse, Myriam sort de 40 mois d’hôpital après avoir été fauchée par une voiture sur un passage piéton. Aujourd’hui, accompagnée de sa maman, elle continue sa récupération parmi nous avant de rejoindre son pays debout !  

POTOSI

10 heures de bus pour faire 500 km, passer des vallées à l’Altiplano, de 2700 m à 4000m. Potosi est un centre minier très ancien, depuis 1545 on exploite les minerais d’argent, d’étain, de zinc. Aujourd’hui il y a plus de 10 000 mineurs dans le Cerro Rico (la montagne riche) et les environs. La ville compte 158 000 habitants. Elle a connu un développement extraordinaire ces 10 dernières années, du entre autres au cours élevé des minerais.

FETE. C’est la fête pendant au moins 3 jours! Le 5 août, le Président Evo Morales était dans le Cerro Rico, au cœur de cette histoire de la colonisation, du pillage des matières premières et aujourd’hui de l’affirmation de la souveraineté et de la dignité de cet État plurinational qu’est devenu la Bolivie. Lors d'une rencontre internationale à Cochabamba des organisations et mouvements sociaux  contre le capitalisme, le colonialisme et l’impérialisme, j’ai écouté avec beaucoup d’attention le discours du vice-président, l’idéologue de ce gouvernement indigène, pour la 1ère fois dans l’histoire de ce pays. Avec beaucoup d’astuce-politique, il est reparti de l’incident survenu début juillet en Europe avec l’interdiction faite au président bolivien de survoler les territoires de la France, l’Italie et l’Espagne, avec le “motif” de la présence du transfuge américain à bord de son avion, puisqu’il venait de Moscou, là où ce dernier résidait. J’ai pu mesurer combien cet  événement a pu blesser la dignité des boliviens et plus largement des latinos. L’histoire coloniale est loin d’être refermée. Vous devinez le discours musclé anti capitaliste, anti colonialiste et anti impérialiste qui circule ici- Les gens ne sont pas dupes, à la veille des élections présidentielles de 2014, cet incident tombe à pic pour rassembler et dynamiser les troupes. Il y a un vrai processus de changement dans ce pays, la majorité indigène et métisse a relevé la tête, les ressources naturelles (gaz-pétrole-lithium) sont dans leurs mains…tout ceci ne va pas sans un autoritarisme grandissant et une concentration du pouvoir exécutif, judiciaire et législatif dans les mêmes mains. Mais revenons à la fête! Elle remplit les  rues de ce mardi 6 août : défilés costumés  des lycéens, des étudiants, des organisations sociales, des mineurs, des autres corporations. Décidément, il y a beaucoup d’envie et de plaisir à être ainsi dans la rue, à expérimenter la joie de faire peuple. Aujourd’hui 7 août, c’est le tour de Potosi de vivre une parade militaire, de caractère national. Ainsi, à tour de rôle, chaque capitale départementale, accueille des milliers de militaires pour une démonstration pacifique non sans visée politique.

PROJET BIOSALUD

La santé par les plantes et la bio énergie. Ce projet, initié avec l’appui de Mikaela, religieuse française de la famille de Foucauld, avait sa réunion mensuelle vendredi 1er août. Une personne que les médecins avaient orientée vers la dialyse avant une greffe du rein est en train de retrouver un bon fonctionnement de ses reins. L’homme perplexe que je suis découvre les résultats de ce mode d’intervention qui veut prendre en compte toute la personne et pas seulement un organe. Il s’agit d’une hygiène de vie intégrale passant par les massages, les plantes etc. Dans mes bagages de retour, j’emporterai les plans du projet de construction d’un centre Biosalud. Aujourd’hui, ils sont locataires dans une maison qui appartient à la paroisse, ils viennent d’acquérir un terrain. 

CRECER JUNTO

Le projet d’école alternative, après 15 années, confirme sa décision de mettre un terme à l'expérience. C’est une décision courageuse dont la mise en œuvre est progressive. Cette année, il y a une classe maternelle de 13 enfants sous la responsabilité de Lourdes, diplômée de l’école normale, et une classe de primaire avec 10 enfants, de 7 à 15 ans, conduite par Monica. J’ai pu vérifier sur place avec les enfants, les parents, les anciens élèves la valeur éducative de cette école qui fait confiance à l’enfant pour son développement intégral. Malheureusement, il n’y a pas aujourd’hui les conditions requises pour créer une coopérative scolaire et répondre aux exigences du système scolaire ainsi qu’au contrat qui lie l’enseignement privé et l’enseignement public. Notre prochaine réunion avec l’équipe envisagera les prochains pas pour concrétiser la décision de fermer cette école. 

COLMENA / CONTEXTO. Contexto est une ONG bolivienne très impliquée dans la promotion, l’organisation des femmes dans les quartiers populaires et quelques communautés rurales. Je retrouve cette équipe le lendemain de la parade militaire qui était précédée du défilé des organisations populaires, chères au gouvernement d’Evo Morales. Les commentaires vont bon  train, puisque applaudissements et sifflets ont accompagné cet événement. Cette mise en avant des organisations populaires n’est pas du goût de tout le monde, mais Contexto a choisi son camp.  Maria, cholita d’une communauté rurale voisine, rayonne. Elle est la responsable de 15 organisations de femmes, environ 365 personnes, avec l’aide de la Préfecture, pour l’aspect logistique, elle organise une grande Feria où chaque groupe expose son savoir faire. Avec le permis de conduire en poche, elle est un symbole fort pour toutes ses compagnes “Les mamans, nous pouvons!”. Benita, infirmière, assure la formation des promoteurs de la santé en milieu rural, des ateliers sur la planification familiale, la violence dans la famille, le contrôle social du service de santé, la diffusion de la médecine traditionnelle à partir des plantes... Carmen anime la formation dans les différents groupes : formation socio-politique et formation pastorale. C’est un choix de l’organisation, relier fortement ces deux dimensions. Martha est travailleuse sociale, elle appuie l’organisation des femmes née de Contexto, une organisation peu à peu autonome, qui participe de près au processus que vit le pays. Cette organisation porte le nom d’une héroïne du temps de la dictature “ Juana Azurduy”, d’où leur appellation “Las Juanas”. En ce moment, avec d’autres organisations, elles travaillent à l’élaboration d’une constitution départementale.

Enrique est le responsable de la Colmena, le centre de réhabilitation des personnes malades de l’alcool. Avec lui, je rejoins pour midi ce groupe où nous attend un repas communautaire. C’est un mot clé qui s’imposera à moi tout au long de cet après-midi- Il y a un directeur, un psychologue, une maîtresse de maison, un menuisier, mais il y a d’abord un groupe d’hommes et de femmes de 25 personnes environ, qui partagent une vie communautaire intense entre la vie et les travaux de la maison, les moments récréatifs et les ateliers (menuiserie, jardinage, fleurs, animaux). En cours d’après-midi, nous visitons à 8 km de la ville, en plein milieu rural, une structure immense construite par la Préfecture pour développer ce type de service. Elle est aujourd’hui vide. L’équipe de Contexto qui a été sollicitée pour la prendre en charge ne manque pas d’idées. J’avoue demeurer partagé entre l'admiration de leur audace et la perplexité! Faisons leur confiance ! J’ai eu beaucoup de plaisir à rencontrer cette communauté et cette équipe : ça respire l’humain et l’évangile à haute dose ! 

RENCONTRES

C’est bien sûr la richesse et la joie de chaque jour. Dans leur simplicité, quelle intensité! Vicki, à la sortie de la messe de dimanche, m’invite à prendre le thé à la maison. Jeune enseignante dans le milieu rural, mère célibataire de 2 enfants, avec la responsabilité de 3 frères et sœurs après le décès des parents, elle participait à la communauté de base. Aujourd’hui, elle goûte la joie d’une vie familiale faite d’entraide et de dépassement de soi, dans la foi et le partage fraternel.  Torribio est retraité de la mine, Inès, son épouse, fait partie des fondatrices du groupe des Mères solidaires de la paroisse San Pedro. Je les retrouve conduit par Maria Inès, leur petite fille qui sort bachelière au mois de décembre. Pour elle et son frère Pablo, suite au décès de leur maman et de la disparition du papa, ils sont devenus leurs parents de substitution. Ce sens large et créatif de la famille, pour faire face ensemble aux épreuves de la vie est l’une des richesses de ce peuple. La parole du Christ trouve là une terre féconde.

Zulema est une jeune religieuse bolivienne, elle travaille dans une école d’un centre minier à 50 km de Potosi, Porco. Elle vient d’apprendre que le fils d’un collègue, médecin en milieu rural, s’est tué au volant de sa voiture (sortie de route qui pardonne rarement en milieu accidenté). Selon la coutume, elle cherche un prêtre pour animer la liturgie de la Parole, à la maison, avant le départ pour le cimetière. La demande arrive quand je visite le prêtre de cette paroisse, un ami de longue date puisque membre de la paroisse San Pedro. Il n’est pas disponible le lendemain.  Me voilà donc embauché pour accompagner cette famille dans l’épreuve. Je ne serai qu’à moitié étonné quand, sur les lieux, la première demande qui me sera faite, sera de marier le défunt avec la femme qu’il laisse. Le lendemain, autre surprise en traversant la place de San Pedro : Le voisin est mort en Argentine où il était allé se faire soigner. Une voisine me conduit à sa maison où une bonne partie de la nuit sa famille et ses amis ont veillé en mâchant la coca, en ayant rassemblé ses vêtements et allumé quelques bougies. La prière d’un prêtre fait partie du rituel mais aussi d‘un savoir vivre entre voisins.

LLALLAGUA

Centre minier de Potosi. C’est là que je démarrais le service en janvier 1984, remplaçant un prêtre canadien malade. C’est un philipin et un bolivien qui me reçoivent dans la maison paroissiale, avec un jeune prêtre bolivien, Giovani, curé d’une paroisse voisine, depuis février. C’est en fait grâce à lui que j’ai finalement décidé de faire cette halte ici, en pleine fête du 15 août. Il a fait partie des séminaristes avec qui j’ai beaucoup partagé, c’est une grande joie de vivre ces deux jours ensemble. Au programme, différentes célébrations au cœur d’une fête populaire de 3 jours, avec 44 fraternités folkloriques de 50 à 100 membres chacune ! Nous visitons ensemble la Radio Pio XII, une institution très engagée dans l’histoire et les conflits qui ont marqué ce centre minier. Maria qui anime un programme avec les  femmes qui travaillent à la mine, nous fait un tour d’horizon. Par manque de minerais à traiter depuis l’extérieur de la mine, celles-ci travaillent de plus en plus à l’intérieur, comme les hommes. Vu les conditions, les accidents sont journaliers. Malheureusement, pas de progrès de ce côté là. Les coopératives  minières ne sont pas, en fait, de vraies coopératives, chaque sociétaire, avec ses journaliers, travaille à son compte, avec sa chance (trouver une bonne veine) ou mal chance ! Aujourd’hui, le pays compte 1600 coopératives qui signifient 130 000 travailleurs, un groupe social de 680 000 personnes. Le gouvernement en prend soin, en vue des prochaines élections, ce qui ne  facilite pas le traitement de 3 points sensibles : l’impôt que les coopératives refusent de payer, les règles de non contamination de l’environnement, l’obligation de consultation de la communauté indigène du lieu avant toute exploitation. Vu le bon niveau des cours des minerais, malgré une baisse de ces derniers temps, cette activité tourne à plein régime. Roberto, responsable de la Radio, depuis plus de 40 ans ici, nous dit sa perplexité sur la politique minière du Président : il  ne voit pas les signes d’une gestion qui dépasserait les intérêts individuels et d’une petite oligarchie bien en place pour exploiter une main d'œuvre bon marché. Je repartirai de ce centre après la visite du curé voisin, le P. William, le dernier jeune prêtre bolivien avec qui j’ai fait équipe dans la paroisse de San Roque, à Potosi. J’ai été heureux de le trouver dans la maison paroissiale accompagné de la famille de sa sœur, d’une nièce, une manière d’affronter une solitude souvent difficile. Sa paroisse est aussi une entreprise! Une crèche pour 35 enfants, une école de musique, une école de sport, etc… Je suis reparti comblé de ce bain où tout a débuté pour moi. C’était en janvier 1984!

LA PAZ

Me voici à La Paz depuis vendredi. SOLSTICIO, conduit par Béatrice, offre un appui scolaire et psychologique à des enfants et pré ados en situation d’échec. Il y a deux modes d’intervention, coordonnés : en matinée, Béatrice, Carlos et une psychologue se déplacent dans les collèges des enfants. En après-midi, les enfants viennent un jour sur deux, pendant une heure et par groupe de 5/6 par éducateur. C’est un appui scolaire et psychologique, en lien avec la famille et les enseignants, qui permet à ces enfants de reprendre pied dans leur scolarité. Les violences subies par les enfants dans ces métropoles en pleine fièvre qui malmène les familles reviennent à tout bout de champ. Des initiatives comme celle de Solsticio cherchent à offrir un lieu d’accueil, d’écoute et d’accompagnement. Une urgence vitale.

BOLIVIE

Un pays en mouvement ! Les signes ne manquent pas: les journaux titraient ces jours : “La Bolivie est sortie de la liste des pays d'extrême pauvreté”  Une fierté et une nouvelle qui met du baume au cœur. Les routes goudronnées se multiplient, l’urbanisation s’améliore, il y a des mécanismes de redistribution des richesses, une volonté politique de dépasser la pure exploitation des richesses naturelles sans projet de développement et donc de création d’emploi. Il y a surtout la dignité des populations indigènes et d’un pays qui se fait respecter. L’incident de juillet avec le président Evo, interdit de vol en Europe, est typique de cette sensibilité à fleur de peau. Les siècles de colonisation ne sont pas que de l’histoire ancienne! Que dire du processus démocratique vanté par le gouvernement en place ? Nul doute que le président Evo est le président le plus démocratiquement élu de ce pays à deux reprises, qu’il le sera probablement une troisième fois l’an prochain, qu’un nombre important de boliviens s’identifient à lui. Les voix pour parler d’une démocratie contrôlée, voire concentrée en peu de mains avec confusion des pouvoirs  législatifs/judiciaire/exécutif et donc une dérive autoritaire, ces voix ne manquent pas ! Vient de naître, avec l’impulsion visible du gouvernement, l'Église réformée de l'État plurinational de Bolivie : elle est constituée de prêtres et l’un d’eux “nommé” évêque, écartés pour différents motifs du ministère. C’est un signe parmi d’autres des tensions, des divisions que le processus de changement, d’autres disent la stratégie de l’idéologie en place, suscitent. 

LIEN

Depuis 2001, c’est une 4ème visite, elle me fait toucher du doigt la richesse et la fidélité des  relations qui traversent le temps et les distances. Quel cadeau ! Quel signe de l'Église, peuple de Dieu en marche ! Un coup de pouce bienvenu pour commencer l’année pastorale 2013-2014 à Annemasse, avec St Benoît des nations. Merci de m’avoir suivi à la trace, en espérant que cela a permis un partage, c’était le but de l’opération! 

 

Pierre, août 2013