Assemblée Générale de Solidarité Bolivie 13 avril 2013

 

Personnes présentes.
Jacques ARMAGNAT – Benoit ARMAGNAT – Suzanne BENOIT – Marie Germaine BOUCHET – Lucienne CARRILLAT – Odile FALCONET – Isabelle GREHANT – Pierre MARMILLOUD – Sophie PATRON – Renée RASSAT – Anne Marie REY – Maryse RIGUET – Marie Jo SILANES – Luis SILANES – Odile MARMILLOUD – Jean MARMILLOUD – Hélène STRAPPAZZON – Georges STRAPPAZZON – Nicolas LE MEHAUTE – Jean Pierre RICHARD – Jean ROBY – Maurice CUSIN.

Personnes excusées.
Madeleine RIGGAZ – Tom LAUPRETRE – Danielle ARMAGNAT – Bruno BRASSEUR – Bernard PATRON.

POUVOIRS au nombre de 25.
Odile ROBY et Bruno BRASSEUR à Jean Roby – Robert POICHET à Maryse Riguet – Anne Marie KERRIEN à Renée Rassat – Yvan CHARPYet Danielle ARMAGNAT à Jacques Armagnat – Marie Paule COINTEPAS à Isabelle Gréhant – Jacques CHAMOUX à Anne Marie Rey – Christine MAZIN et Myriam CARRILLAT à Lucienne Carrillat – Noël CARRIER, Chantal BLANC, Mado RIGGAZ, Michèle MURIS, Annie TRIOMPHE, Chantal AYACHE, Christine et J.M. BACDASSARI, Claude CHAPPELET, Christiane LENA, M.J. DUPASQUIER, Jean DRAGON, Françoise ESTIVAL, Thierry MICHALOT et Alain FAU à Maurice Cusin.

 

Matinée

Rapport moral. (Présenté par Maurice Cusin). Suite aux questionnements venus en cours d’année sur le futur de notre association, le rapport moral a été une reprise de la réflexion des membres du C.A.. Tout au long de l’A.G. nous avons recentré la réflexion sur le DEVELOPPEMENT. (cf. ANNEXE)

Rapport FINANCIER. (Présenté par Benoit Armagnat). Les comptes sont optimums et nous permettent d’envisager la suite des projets sans trop de préoccupation de recherche de fonds. (cf. ANNEXE) Benoit souligne que les cotisations sont plutôt régulières et que bien souvent sont ajoutés à celles-ci un petit mot et un don. Il note cependant un fléchissement du nombre d’adhérents ces deux dernières années.
Nous soulignons tous l’importance de l’apport fait par l’entreprise "La route des voyages" qui partage avec l’association des dons reçus au titre de la "compensation territoriale". Cette part représente un bon tiers des PRODUITS. A travers cette initiative de compensation c’est plus de 1.500 personnes qui ont pu prendre connaissance de l’existence de Solidarité Bolivie et des projets que nous soutenons. Un grand merci à Bernard qui en a eu l’initiative et à Anne Marie qui en fait la gestion.

Benoit nous annonce ensuite qu’il laisse sa responsabilité de trésorier, il a assumé ce service durant 10 ans. Il note que ce travail n’est pas excessif et il est prêt à aider le temps qu’il faudra la personne qui acceptera de prendre la suite.
« Benoit, nous avons apprécié tes compétences, tes avis et orientations. Tu nous laisses des comptes bien gérés. Et nous te remercions vivement pour ce service que tu as toujours assuré avec fidélité et grande gentillesse. »

Après la présentation des rapports nous avons travaillé en trois groupes à partir du schéma suivant :

.DEROULEMENT.

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Dire vos réactions sur le rapport moral, sur les questions soulevées. N.B. Les questions soulevées sont les suivantes:

  •   Notre association a-t-elle encore des raisons d’exister et de réaliser concrètement dans des projets,

    nos désirs de solidarité avec des gens d’un pays du Sud ?

  •   l’aide solidaire que nous fournissons permet-elle avant tout un développement qui soit pour eux, par

    eux, avec eux?... Sommes-nous bien libérés de notre désir (conscient ou inconscient) de vouloir un

    développement selon notre modèle ?

  •   Pourquoi continuer à soutenir des projets là-bas quand ici il y a de plus en plus de besoins et de

    solidarités à développer ?

    Que pensez-vous des orientations que nous prenons ?

    A/ - Sur la décision de de CONTINUER à faire vivre notre association. B/ - Sur le programme de travail que nous avons proposé, à savoir :

    1°/ Continuer avec sérieux dans la communication avec nos partenaires des projets suivants :

    •   Solsticio. Pour ce projet à El Alto, notre interlocuteur est Beatriz, une française sur place. C’est Sophie et Bernard qui ont en charge le suivi de ce projet.

    •   Crecer juntos. A Potosi. Notre interlocuteur est Lourdes, Pierre la connait bien et il a en charge le suivi de ce projet.
      Ainsi que

    •   Fondation VIVIR, à Cochabamba, avec Guadalupe et son mari Eduardo ; Là encore des partenaires que nous connaissons bien. Pierre a assuré le suivi.

    •   Orchestre d’El Alto, suivi par Anne Cachau et Jacques.

    •   Canto sur à Sucre, suivi également par Anne et Jacques.
      2°/ Nous voyons que nous avons les moyens d’accompagner un nouveau projet. Nous demandons à Pierre de voir sur place en juillet et de revenir avec une proposition.

      3°/ Faire connaissance avec des associations ou organismes qui portent des projets en Bolivie,

      cela pour nous en inspirer, mais aussi, si besoin est, de participer ?...

      Noter les motivations et les exigences que vous percevez, quant à cette nouvelle étape que nous proposons. (C’est ce qui sera mis en commun).

4°/ Nous tenterons de développer un blog, en particulier pour répondre aux demandes de volontariat... mais aussi pour mieux communiquer et s’informer.

Mise en commun :

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la présence de nouvelles personnes est importante et nous aide à relire les 27 ans de vie de l’Association.
cette expérience comme membres de Solidarité Bolivie nous marque tous profondément. La façon de vivre et d’organiser la vie en Bolivie nous questionne ici sur le propre développement dans lequel nous sommes soumis.
Qu’on ait un ancrage dans un pays du Sud est une vraie richesse, c’est pertinent, ça nous permet de confronter nos propres existences, ça nous réveille, ça nous oblige à faire des "déplacements" de pensée, de regard.

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  • -  En 27 ans nous avons acquis une réelle expérience. Celle-ci a joué dans la décision de CONTINUER... ( même si cela est plus facile que de s’arrêter !...)

  • -  Dans l’Association il y a des personnes impliquées depuis le début, mais au fur et à mesure de nouveaux membres se sont présentés et nous repérons une solidarité intergénérationnelle qui se vit bien. Les questions soulevées dans la vie de l’Association sont toujours d’actualité.

  • -  Le vent a tourné, on peut continuer, de plus on est relativement tranquille question financements.

  • -  La question de l’ouverture d’un blog a été bien débattue. La nécessité de repenser la communication a été soulignée par les membres les plus jeunes : Nicolas, Jean, Jean Pierre, Sophie... Une question essentielle a été posée par Nicolas : POUR QUOI voulons-nous créer un blog, POUR QUOI avons-

    nous un site Internet ?... A travers la communication d’un site, d’un blog, c’est notre image qui passe... mais il s’agit de savoir comment propager cette image car, à travers elle, c’est notre vision et notre pratique de la solidarité qui se transmet !... Il nous faudra continuer à creuser cette question en C.A.
    Jean Pierre qui a la pratique d’un blog s’est proposé pour lancer l’initiative. Il y a deux pistes possibles : soit directement à partir du site Internet que nous avons, soit de façon indépendante du site. Cette seconde manière est plus exigeante, elle suppose de faire très régulièrement des synthèses, des reprises mises ensuite sur le site. Nous continuerons le débat et prendrons les décisions qui conviennent au prochain C.A. Auparavant, Maurice rencontrera à Lyon Anne et Guy qui ont assuré l’ouverture et l’entretien du site.

  • -  Il est demandé qu’une petite fiche d’identité de chaque projet soit remise régulièrement dans chaque bulletin qui parait. Il n’est pas évident en effet de repérer et de se souvenir à chaque fois de l’objectif de chacun de ces projets.

    Se retirent :

  • -  Jacques et Danielle ARMAGNAT.

  • -  Odile FALCONET.

  • -  Benoit ARMAGNAT.

  • -  Lucienne CARRILLAT.

    « Nous comprenons bien la difficulté pour jacques et Danielle de venir depuis Lyon. En tout cas un grand merci pour leur présence active dans l’association depuis tant d’années ! De même, notre gratitude à Lucienne pour sa présence et les activités réalisées à Jonzier, à Seyssel. »

    Membres qui composent le nouveau Comité d’Administration pour 2013-2014

    Suzanne BENOIT – Marie Germaine BOUCHET – Maurice CUSIN – Isabelle GREHANT – Anne Marie REY Pierre MARMILLOUD – Sophie PATRON – Bernard PATRON – Renée RASSAT – Maryse RIGUET – Nicolas LE MEHAUTE – Hélène STRAPPAZZON – Georges STRAPPAZZON.

    (Nous proposons que Jean Pierre RICHARD devienne lui aussi membre du C.A. Sophie lui demandera s’il accepte cette proposition.)

    L’organisation interne du Comité, la répartition des responsabilités, se feront lors de la prochaine séance prévue pour le mardi 7 mai à 18 :00, aux Bressis.

.RENOUVELLEMENT des MEMBRES DU C.A..

Maurice Cusin accepte d’assurer le service de la présidence pour l’année 2013 - 2014

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.VOTES.

  • -  Approbation des différents rapports : unanimité.

  • -  Approbation du nouveau Comité d’Administration : unanimité.

  • -  Approbation du programme de travail pour 2013-2014: unanimité.

     Comme nous en avons la coutume, nous avons partagé le repas tiré des sacs. Ce moment particulier a été chaleureux et apprécié.

    Après-midi

  •   Des nouvelles de Miriam CABRERA.
    Miriam en est à son 42° mois d’hospitalisation. Le travail des experts médicaux est terminé. Se prépare maintenant le jugement au civil qui aura lieu en juin.
    Miriam reste avec des séquelles très importantes, mais elle continue encore à progresser un peu. Elle est dans une période de calme, elle nous sourit et répond bien à nos questions.
    Sa sortie de l’hôpital est envisagée dans un délai de quelques semaines. Elle vivra dans un appartement à Annemasse, avec sa maman et une personne de compagnie, et cela jusqu’à son retour en Bolivie envisagé pour le printemps 2014.
    La partie adverse a reconnu l’entière responsabilité de l’accident. La totalité des frais sont normale- ment pris en charge par l’assurance. En Bolivie, on prépara là-bas une structure d’accueil adaptée.

  •   Des nouvelles de l’Antenne d’Oyonnax.
    Jean ROBY nous présente les perspectives du projet pensé lors du voyage en Bolivie de plusieurs personnes du groupe, dans la zone des Yungas, à Irupana. Ce projet avait l’ambition d’aider des familles d’une communauté dont la majeure partie des hommes sont décédés dans un accident de bus. C’est le prêtre du village qui était le référent. Hors, depuis un an, ils n’ont plus de nouvelles, on ne sait ce qu’il est advenu du prêtre. Les contacts pris à La Paz pour renouer le fil n’ont rien donné pour le moment. Les sommes prévues n’avaient pas encore été versées. Il est évident que les membres du groupe d’Oyonnax se sentent frustrés. Ce projet avait motivé bien des gens.

  •   Nicolas Le MEHAUTE nous partage quelques aspects de son expérience en famille lors de son séjour en Bolivie. Il a connu le projet CONTEXTO à La Paz et Potosi. Il nous parle de La Colmena : groupe de libération de la dépendance alcoolique à Potosi.

  •   Nous avons reçu un message de Françoise ESTIVAL et Thierry MICHALOT. Ils nous proposent un montage diaporama sur la situation en Bolivie, sur l’histoire de leurs liens avec les terres ou ils sont restés plusieurs années.

  •   Nous avons reçu également de Pascal Ayala, une demande pour la diffusion d’un film sur la Bolivie, région du Chaco : genèse d’un village Guarani. Nous pensons que la diffusion de ce film pourrait être programmée dans le cadre de soutien des projets que nous avons. A voir avec la salle de La Turbine à Cran Gevrier ?... Nous traiterons cela au prochain C.A.

  •   Un projet possible à soutenir à EL ALTO. Nous demanderons à Pierre de prendre contact avec Dominique PICARD – Plan 482 – C/24 – n°238 - Ciudad Satelite – EL ALTO
    Tel. 706 17 609 ou 705 14 849 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
    Ce projet est de travailler à la reconstruction des personnes qui ont vécu des choses extrêmement difficiles à partir de la résilience mise en pratique.

  •   Diaporama sur la question du DEVELOPPEMENT CONVIVIAL et débat.

o La première partie du diaporama expose en quelques images et données la réalité bolivienne.

La source de ces données vient du dernier numéro du magazine Faim et Développement du "ccfd-terre solidaire", les pages 4 à 11 : Un réformisme autoritaire.

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o La deuxième partie est centrée sur le "Développement CONVIVIAL". La source en est un article de DIAL n° 3173 de décembre 2011 : Pour un post-développement convivial : une lecture d’Illich et de Georgescu-Roegen depuis la Bolivie.

o La troisième partie présente deux projets en Bolivie, l’un porté par le CCFD, "Projet Nina" http://ccfd-terresolidaire.org/ahauteurdhommes/ et l’autre "Ayni" Un réseau de solidarité pour l’éducation en Bolivie à travers des bibliothèques. http://ayni.org

Quelques éléments du document mis en valeur dans le diaporama :

Nous vivons dans l’inauthenticité. Le concept de « quantité » a surdéterminé les sociétés industrielles, et celui de « qualité » les sociétés vernaculaires, comme l’amérindienne....
Le modèle industriel, dans un pays sans usines, est le générateur du grand simulacre que nous sommes devenus.

Les causes de cette situation...

L’affrontement entre les élites et les amérindiens a été une lutte pour instaurer un modèle de société basé uniquement sur la dimension quantitative et extractive des matières première... quelque chose d’économiquement réductionniste.

Contre ce modèle, celui des sociétés amérindiennes est basé sur le fait de tenir compte de toutes les variables imposées par la nature, et, en même temps, basé sur la recherche de l’équilibre... Ainsi, les sociétés amérindiennes sont fondamentalement des sociétés anti-développement. Le développement parie sur la croissance exponentielle d’une seule variable au détriment de tout le reste.

Les Amérindiens ont résisté, comme ils ont pu, jusqu’à aujourd’hui, à ce système. Le résultat de cinq siècles de combat inégal est une sorte de match nul catastrophique : ne fonctionnent bien ni le modèle occidental – pour cela nous sommes dans le peloton de queue des indices de développement – ni le modèle amérindien, parce qu’ils doivent se contenter de résister. [...]

Outil, machine-outil...

Tant la notion de qualité que celle de quantité ont pour base opératoire le concept d’outil. Les sociétés industrielles ont travaillé à partir de l’hypothèse selon laquelle l’outil pourrait substituer l’esclave... Dans cet exercice, l’outil se convertit en machine-outil et crée, par le biais de la production en série, ce qui va s’appeler la production industrielle, excitée par le dogme développementiste d’une croissance infinie.

La domination de l’outil par l’homme a été remplacée par la domination de l’homme par l’outil. C’est pour cela qu’une « société de la qualité de vie » ne peut se définir qu’à partir de la relation de l’être humain avec l’outil.

L’homme et l’outil...

Un outil convivial doit répondre à trois critères :
1- générer de l’efficacité, sans dégrader l’autonomie des personnes:

Cela signifie que l’être humain a besoin d’un outil avec lequel travailler, et pas d’instruments qui travaillent à sa place.

2- il ne doit produire ni maître ni esclave:
Il a besoin d’une technologie qui tire le meilleur parti de l’énergie et de l’imagination des personnes,

et non pas d’une technologie qui l’écrase et le programme.

3- il doit augmenter le rayon d’action des personnes:
La convivialité est produite au sein d’une communauté équipée d’outils efficaces répondant à ces

critères. CONVIVIALE est la société dans laquelle l’outil moderne est au service de la personne intégrée à la collectivité, et pas au service d’un corps de spécialistes. Conviviale est la société dans laquelle l’être humain contrôle l’outil.

Une société de frugalité et de qualité de vie

Une Bolivie conviviale est plus à la portée des pauvres: elle dépend plus de nous qu’une Bolivie industrielle qui dépend des investissements étrangers, de la sécurité juridique qu’y trouvent les investisseurs,

5- de règles du jeu claires et respectées par les trois pouvoirs de l’État, d’importantes infrastructures de transport, de main d’œuvre qualifiée, de moins de corruption gouvernementale, etc.

La clé pour sortir du tiers monde se trouve dans la non-aspiration au modèle occidental, à ne pas désirer ce que l’on ne peut obtenir, surtout si en plus de ne pas être possible, cela n’est pas désirable, car cela n’augmente pas la qualité de vie. [...]

l’Ayni

Nous, Boliviens, devons-nous enlever les œillères du productivisme. Nous devons apprendre à voir les autres ressources que nous avons, qui proviennent de la civilisation amérindienne. Nous devons cultiver la fierté de ce qui nous est propre. Nous devons abandonner notre complexe d’infériorité. Nous devons cultiver l’auto-estime collective.

La grande richesse de la Bolivie : l’Ayni, sa pauvreté: l’argent !...
Les technologies andines sont intensives en main d’œuvre et extrêmement efficaces dans l’utilisation de l’énergie. C’est quelque chose dont a énormément besoin l’économie d’échange, qui est intensive en capital et en coûts d’énergies. Une Bolivie possible est une Bolivie qui possède des systèmes économiques intensifs en main d’œuvre et efficaces dans l’utilisation de l’énergie... et non une Bolivie industrialisée chimérique avec un système économique hautement couteux en énergie et peu ambitieuse à l’emploi.

Vision utopique ?...

Voici quelque chose d’évident et que nous avons sous la main: que les Amérindiens déploient toutes leurs grandes qualités comme éleveurs de la vie, experts en biodiversité, tisseurs de symbioses interzonales, de façon à ce que nous puissions faire de notre biodiversité et de notre multiculturalité les bases sur lesquelles nous articuler aux post-marchés de la mondialisation. (Javier MEDINA)

Des questions ?...

  • La pauvreté est tellement grave et générale en Bolivie qu’il faudra beaucoup de temps... le peuple aura-t-il la patience d’attendre ?...

  • Comment donner des solutions au chômage, au sous-emploi, à l’économie informelle dans un pays bien en retard et peu compétitif ?...

  • Comment obtenir plus d’équité dans la distribution des ressources sachant que la Bolivie est à la traîne sur ce point?...

  • Comment conjuguer les valeurs ancestrales avec les valeurs techniques et scientifiques de la modernité?...

  • Et bien d’autres questions: Coca-cocaïne-narcotrafic, La laϊcité de l’Etat et la laϊcité de l’éducation, Les conflits constants avec des groupes corporatistes...

  • Quel sens du « Bien commun »?... Discours d’Evo MORALES du 13 janvier 2013.

    « Accéder à la jouissance et au bonheur de nos fêtes, de notre musique, de nos rivières, de notre forêt, de nos montagnes, de nos monts enneigés, de notre air pur et surtout de nos rêves. La culture du néolibéralisme, la culture de la concurrence, la culture du mercantilisme et de l’efficience individualiste, promus par une vision capitaliste, avec un modèle qui repose sur l’entreprise et l’initiative privée lucrative qui se met au-dessus des droits sociaux (ce qui compte le plus étant le profit), ont déshumanisé notre société et sont destructeurs de la communauté et de nos liens harmonieux avec la nature, avec la Mère Terre. La Bolivie a décidé de rompre avec cette vision de développement basée sur le marché, l’individualisme, la consommation. »

    Nous avons échangé tout au long du diaporama. On a estimé important de continuer le travail de l’association à partir du « développement » tel qu’il est pensé et imaginé par des intellectuels boliviens.