UN TRAVAIL DANS LA CONTINUITE... AVEC DES NOUVEAUTES

L’association poursuit son activité avec en ligne de mire, le souci de favoriser les échanges... échanges entre Boliviens et Français, entre Français, entre Boliviens... De nouveaux moyens de communication servent ce désir. Les quatre bulletins annuels sont beaucoup plus attrayants (Un grand merci à Bernard !) et sont prochainement en version numérisée bilingue afin de les partager plus facilement à nos correspondants boliviens. Quant au site Internet, il est mis à jour régulièrement par l’équipe lyonnaise (un grand merci également !).

Une nouvelle vocation voit le jour au sein de l’association, celle de répondre aux demandes de volontariat. En 2009, nous avons épaulé Guilhem Moulin à rejoindre Contexto Potosi. La famille Courjeault nous consulte pour leur préparation de voyage avec leurs deux enfants prévu en 2011...

ACTIONS MENEES EN 2009 :

De nouveaux projets :

Nous soutenons le projet de Julia Blagny (cf bulletin de Décembre 2009) qui donne la parole et la caméra aux enfants des rue de La Paz dans l’élaboration d’un film d’une cinquantaine de minutes. Son désir d’apporter à travers le regard des enfants un message d’espoir nous a convaincu.

Nous épaulons Guadalupe, amie de Maurice et Pierre, à créer une structure « vivir » de prévention aux problèmes de maltraitance subie par les enfants. Nous l’avons accompagnée dans un premier temps par notre questionnement, nos pistes de prise de contact dans son secteur géographique, notre encouragement à étayer le projet, à repartir sur des pistes d’actions plus concrètes et modestes pour le démarrage. Nous avons confirmé notre appui récemment par une première subvention de 3 000€.

Suivi des projets :

Encourager une évolution vers l’autonomie des projets :
Cette année, nous avons pris le temps de remettre en cause notre appui à chaque projet. Nous restons persuadés que les structures boliviennes soutenues financièrement par notre association ne peuvent dépendre de nos seules subventions. Dans cette perspective, nous les encourageons à réfléchir aux moyens de s’autofinancer et de se faire épauler à un niveau local. Nous ne souhaitons pas de relation de dépendance et poussons certains projets à se remettre en cause si tel est le cas.
C’est dans ce sens que nous avons demandé à « Réveiller à Solidarité » de penser 
l’évolution de leur projet vers une autonomie financière croissante.

Nous avons aussi obtenu plus de détails des différentes sources de financement de Crecer Juntos. Ils viennent des familles (50 Bolivianos en maternelle et 80 Bolivianos), d’une association allemande, d’une association Père Louis Espinal, du Père Ewin Graus et de notre association.
Nous avons souhaité comprendre les raisons de la demande de subvention plus élevée de Contexto pour la communauté d’alcooliques en cure. Bernardita nous a expliqué les changements récents :
D’une part la communauté à changé de nom : elle s’appelle désormais La Colmena (et non plus Cotapal) afin de montrer le travail (de « hormigas ») de fourmis effectué.
Les résidents sont de plus en plus nombreux et demandent alors un nombre croissant d’encadrants salariés de Contexto. Or la mairie ne donne qu’une participation financière assez minime, de l’ordre de 1 500 à 1 800 bolivianos tous les semestres. Actuellement, la communauté emploie cinq salariés : Un psychologue coordinateur, un thérapeute, une femme responsable de la santé des résidents, un responsable des ateliers de thérapie occupationnelle, un responsable des ateliers de mécanique et de travail du métal.
Ayant travaillé dans cette communauté lors de notre séjour à Potosi en 2005, nous nous réjouissons de voir que la structure se professionnalise et intègre des compétences techniques adaptées aux besoins spécifiques des résidents alcooliques.

Encourager la prise de relais par les institutions locales:

Un partenariat est en train de se créer entre la Casa Emaüs et l’hôpital. Ce dernier construirait un service spécialisé pour malades du SIDA. Ce sont les mêmes personnes qui travaillent à la casa Emaüs et à l’hôpital.... Comme l’hôpital prendrait en charge les soins médicaux des malades du SIDA, la casa Emaüs prendrait plus en charge les ateliers post- cure qui favorisent la réinsertion des malades dans la vie quotidienne. Nous sommes ravis de voir cette complémentarité croître entre une institution publique, l’hôpital et la Casa Emaüs.

Le rapport moral est approuvé à l’unanimité.

Elections :
Les compositions du Conseil d’Administration et du Bureau ont été reconduites sans modification sur 2009.