ArgentinaZonda1 

 

Liens à consulter :

Bande annonce en espagnol  

Bande annonce France  

Vidéo making of (en espagnol)

 

 

 

 

 

Sorti le 30 décembre 2015 en France, le long métrage de Carlos Saura offre une plongée dans la musique du nord est de l'Argentine (Zonda). Une vingtaine de tableaux se succèdent, sans commentaires, comme un concert qui réunirait les plus grands. Chaque morceau est présenté dans un écrin, mis en valeur par la lumière, le cadrage, la chorégraphie. 

 

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Tout a été filmé en intérieur, au studio Galpon de la Boca (Buenos Aires).

Les lumières évoluent pour suggérer le passage du crépuscule à la nuit, jusqu'au petit matin du lendemain.

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 Pas d'images de paysages somptueux qui pourraient détourner l'attention ; mais l'attachement de chaque artiste à sa Terre est omniprésent. 

 

 

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 Pajarin Saavedra, danseur et chorégraphe : 

« J'ai dû faire une série d'adaptations et quelques créations pour le film, […] en essayant de restituer les racines parce que nous venons d'elles, mais aussi d'aller un peu vers le tronc, les branches, les fleurs, les couleurs. »

(making of, 7'31 )

 

 

 

 

 

 Les grands absents, Atahualpa Yupanqui et Mercedes Sosa, trouvent leur place sous forme d'hommage, occasion de redécouvrir les paroles de Preguntitas sobre Dios :

 

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Il y a sur terre un sujet

plus important que Dieu :

que personne ne crache le sang

pour qu'un autre vive mieux 

 

 

 

 

 

 

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On glisse en douceur d'un tableau à l'autre, malgré des styles très différents, du plus traditionnel au piano préparé.

 

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Pour Carlos Saura, ce film n'est pas un documentaire : « Si c'était un documentaire, il serait fidèle à la réalité […] Tout est très modifié, très travaillé, très inventé1. »

Consulter l'article avec ce lien : CrearMusicaconlaCamara

 

Dès la première scène, l'intention est claire : « Je ne veux tromper personne, on voit qu'il s'agit d'un théâtre, on voit les fenêtres se fermer, et la caméra apparaître. Et ensuite seulement un pianiste jouant « El Bailecito ». »

Consulter l'article avec ce lien :  ElConfidential

 

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Quelques critiques, en France comme en Argentine, regrettent l'absence de « fil narratif » du film, qui le destinerait aux seuls inconditionnels de la musique argentine. Le fil directeur est pourtant bien perceptible : c'est l'émotion. Chaque note est porteuse de sens, ancrée dans l'histoire, même pour les interprétations les plus modernes. Chaque artiste, musicien, danseur, cinéaste, va jusqu'au bout de son geste et de son intention.

Et la musique se suffit à elle-même.

 

 

(1) Pour la danse "Gato" (littéralement "chat"), "J'ai tout inventé. Elle ne danse jamais de cette façon en Argentine, ni avec ces filles, ni avec le maquillage de chat, ni rien de tout ça. Au contraire." dit Carlos Saura in :  EntrevistaCarlosSaura 

Anne Cachau - janvier 2016